"LA VOCATION PHILOSOPHIQUE",
"On ne naît pas philosophe, on le devient", (Marianne).. 
Moi, j'oppose "On ne devient pas philosophe, on cesse de l'être".


21/09/97
        TRENTE-SIX  définitions de la philosophie dans le DicoSophiste. En réalité, comme en religion,  autant de philosophies que de philosophes, tous avec curieuse démangeaison pour s'imposer le parangon de l'espèce. Ces solitaires par vocation existe en troupe,  parfois le temps d'un livre. J'ai choisi
 "LA VOCATION PHILOSOPHIQUE", ("présentée" par Marianne Alphant, Bayard Editions, 2004)
    Introduction prévisible, après  chapeautage cartésiâniste plus que discutable,[1])
        Comment devient-on philosophe?
"On ne naît pas philosophe, on le devient"
 
.  Moi, j'oppose
"On ne devient pas philosophe, on cesse de l'être", sacrément différent !  
  . [2]  Par contre, je trouve génial l'idée de fouiller l'enfance. Pour les "génies", il faut même creuser la petite enfance.
         Selon Marianne, origines bizarres ne résistant pas à une véritable définition: "aventure qui reste marginale...  concerne qu'un nombre restreint d'individus,... son usage est problématique,... son existence est un luxe ou parfois un scandale, et son tracé toujours étrange." Faut creuser ce dernier point, caractéristique des "vrais philosophes". Mon prof particulier, (qui m'interdit de lire les "philosophes" avant trente ans
[3]) disait: "On entre en philosophie comme on entre en religion...", (j'interprète: "la philo exige totale dédication").
        Choix, non justifié, très large, de génial à nul et même inquiétante
[4] : Axelos, Badiou, Dagognet, Anne Fagot-Largeault, Jullien, Malabou, (puis-je offrir mon aide? [5]), Nancy, [6] Rancière, Rosset, [7] et la mystérieuse Stengers [8] très complexée par son parcours "à la belge"? Peut-on être vrai philosophe sans passer par la sorbonique ? [9] Pourtant, elle semble la  modèle de ce qu'il faut faire, soulevant
  le grand paradoxe de la philosophie:
        Comment acquérir cette solide formation, de niveau scientifique, que la philosophie ne peut donner. Piste fructueuse: "Isa-Belge" révèle que de futur(e)s scientifiques, plus préoccupés pour "comprendre",
[10]  que pour "apprendre", [11]  sont attirés par et prêts pour la vraie philosophie, [12]  Alors utiliser Isa-Belge comme première de cordée [13] vers une expérience réussie d'avance. [14]
        Toujours modeste, notre petite Belge s'accuse d'une faute, (grave pour un(e) scientifique), la dispersion.[15] Qu'elle aille se confesser au copain de Whitehead, Russell, (il a poussé la dispersion jusqu'à faire de la prison!).
  Et autre paradoxe:
        (détectant encore plus la "dispersion" des grands, Leibnitz, Kant, Popper...): la philosophie arrivée au niveau des scientifiques, (par éducation dans le monde "hard"), doit s'exercer dans le monde "soft", celui des prétendues "sciences humaines". Et rapidement, nous arrivons à une évidence: le vrai philosophe traite les questions de société, du jour, sans choisir la ritournelle qui le fera briller. Règle:

  "Faire ce qui ne sera pas fait s'il ne le fait pas...
          A un moment, le vrai philosophe doit s'occuper d'économie, de politique, morale... Plus les thèmes abordés sont différents, plus le vrai philosophe améliore sa logique de "problem-solving", (une piste qui nous servira à mieux définir la vraie philosophie).
        Chacun se construit cet instrument indispensable à tous qu'est la philosophie, en triant les pièces rencontrées par hasard et selon méthode improvisée. Qui se lancerait en science de cette manière mourrait plus ignare que Gros-Magnon! Chaque candidat philosophe doit faire, (et se fait), une synthèse à partir des éléments hérités des "anciens".
[16]
           La règle, "La Nature fait le neuf avec du vieux", est admise dans le monde "hard". Mais l'accepter entre les deux mondes est plus ardu. Les grands philosophes semblent imiter  Pasteur qui se prépara par la physique-chimie à sauver les vers-à-soie, les poules du choléra, les moutons du charbon,  les enfants de la rage ou du croup; et  beaucoup de parasites qui se développent dans une première victime avant d'envahir une seconde. Fait connu des archers d'Edouard:
le bois de leurs "long-bows" avait besoin du soleil méditérranéen pour croître et du froid anglais pour bander efficacement..
         La seule aide qu'un vrai philosophe peut apporter à tous est d'enseigner  la logique qu'il a déduit de ses expériences, (surtout en cette époque où  "philosophie" est le terme le plus bâtard du vocabulaire, j'y ai mis un peu d'ordre en évacuant les prêcheurs!)  J'entends l'objection d'Isa-Belge. [17] qui cite Jacob. [18] Réponse: évacuer les philo-phlogistons et l'éthero-sophie, (pour des raisons historiques, 90% environ de la philosophie!) Ce qui nous permet de pousser encore la définition de la philosophie, pour la rapprocher de la pratique scientifique. A la méthode sélective de Marianne, j'oppose donc mes recettes,
appliquer aux philosophes la méthode GEMINI, [19] inventée pour les scientifiques, (piste parfait pour les dilemmes d'Isa-Belge  [20] On ne connaît pas de philosophes devenus scientifiques mais l'inverse est fréquent. Etiqueter comme "philosophie" le phase "détection du problème", (son existence échappe au commun des mortels, grand fournisseurs de "sauveurs" pour tout problème signalé), tandis que la phase "solution du problème" correspondrait à la "science". Artificiel : nous n'avons qu'un moyen, notre cerveau, donc une seule et même méthode.  [21] Newton réclame correctement un titre de "philosopher" et Darwin, Einstein, ou Poincaré, (dont les "philosophies" , cachées, indispensables, évidentes, récupérables, écraseraient tout "pétosophe-rentier"), ne sont pas classés "philosophes" parce que leurs apports scientifiques recouvrent la philosophie qui les a permis. Mais tout scientifique se révèle"philosophe" lorsqu'il se demande:
"comment fonctionne mon cerveau?"
 
Et alors certains, ("déserteurs"), font pâlir les "diplômés": Locke, Kant, Whitehead, Russell, Wittgenstein...
relancer la fructueuse habitude des "concours" d'académies, (en toute connaissance du danger des "académies").  [22] Rousseau et Schopenhauer ont percé de cette manière, (je propose ma liste de "puzzles" et "dilemmes" ?) Cette coutume n'a pas disparu, elle fut confisquée par les profs lançant leurs élèves sur des pistes dont ils attendaient beaucoup: le puzzle d'Arendt-Jonas, cul-cul-poussés, (mais incapables de le résoudre!), par Jaspers sur le problème capital: "Avant, ça marchait.; maintenant ça ne marche plus. Que faire pour remettre en route ?"
suivre James, juger sur les fruits: "La vérité d'une proposition consiste dans son utilité, c'est-à-dire dans le fait qu'elle réussit ou nous donne satisfaction. Autrement dit, le vrai n'est pas le miroir de la réalité, mais ce qui étend notre action sur les choses." Il s'agit simplement de remettre le jugement aux utilisateurs, en général ceux qui souffrent du problème. Sûr, il y aura "division de opiniones". Personnellement, je collectionne, d'un coté,
  une liste me mettant au niveau des "diplômoculs de sorbonique", (y compris les copieurs, par leur proposition de "collaboration"!); mais aussi:
  des "approbations négatives", comme Kant interdit par son roi de publier ses conclusions sur l'impossibilité de prouver Zeusio... Souvent, ce fut la seule méthode à ma disposition, surtout en l'absence de "copyright". Je me rappelle un grand directeur informicien, (1973): "Vous ne pouvez dire ça dans les entreprises!"  Bien sûr, il s'imaginait expliquant: "Je vous apporte de la confiture", après avoir facturé à prix d'or des petits-pots remplis de sa m... Ces "approbations négatives", (intéressantes lorsqu'elles viennent d'une haute hiérarchie), peuvent aller plus loin que les "bâtons dans les roues", (les enjeux sont énormes!). Exemple ma déconstruction de l'aReligion, (plus  utile pour les générations suivantes, que l'apport qui m'a rendu célèbre, la "gestion intégrée"), marche vers la construction d'une civilisation des Lumières et la disparition des civisations négrières, monithéistes. Quelle genre d'approbation négative a-t-elle reçue? Le maximum, un condensé de dégueulasserie, une "Faisanderie".
        Ce qui permet de détecter le problème capital aujourd'hui, l'aReligion, (de fait le
satammisme" apparu lors de l'invention de l'écriture), le type de problème coton: Kant y fut remarquable, Comte s'y fourvoya, à la suite de Newton, [23]  mais aujourd'hui, on la laisse aux "athéo-chrestiniques", (avec philo-démo remarquée: un philoCock mouché par une torchonnée, un Beauveau "ramadanisé", vraiment un détecteur de sauveurs auto-promus
        La philosophie est une "vocation", exigeante.

Ma "démo" en management, commença par avaler toutes les fonctions de Fayol,
  (incluses celles qu'ignorait Fayol, marketing, maintenance, informatique...). Quel "NEXT!" s'ensuivait ? une synthèse générale, de toutes les branches de la connaissance. Mais cinq années dans un champ d'ondes électromagnétiques, (because approbation négative de "néo-satammus" justement inquiets), ne m'ont pas facilité le travail. Pas grave: un vrai philosophe laisse une "queue de chantier", de quoi occuper les générations suivantes durant un siècle.

PS.    Examen des autres phiLauréats de Marianne? certains semblent avoir senti un besoin de rigueur, étudiant la médecine comme Janet, (profession ayant régulièrement apporté à la philosophie, de Locke à Laborit...) Je remarque surtout :
  une sosie d'Isa-Belge! (Qu'attend-on pour lui confier les "Polytes" ? Un self-service en compétition avec F'K'K', du grec:  Εφε ΚαΚα).

  un littéraire qui se lance dans la philosophie chinoise, (une piste pour en finir avec l'aristoto-cartésiânisme? peut-être vaut-il mieux laisser ce travail à la protégée du pivotSophe,  orientée vers le quiétisme!)
  des produits de l'Usine Sorbonne. Beaucoup de  "faire-valoir", les besogneux méritants que j'avais repéréS dès mon service dans l'université de Beyrouth, (1947-48). Combien sont-ils capables de remplir la "vocation" reçue, (au sens "appel de l'évêque")?  Les jeunes rappellent l'importance de "l'expérience de l'entreprise", mais combien se risqueraient, sans ridicule, dans ce monde sans pitié pour les bavards? Simone, Veil ("Twiggy V.", pas "Fatty W."), La Peyronnie... etc... [24]
  un type de philosophe manque dans la liste Marianne,  "l'essayiste à la mode" qui choisit son toro, le bichonne. Then "my philosopher is rich":
  Cas de Sloterdijk, historien du "dressage humain", (les satammistes ont commencé dès l'apparition de l'écriture!) et du "kunisme", (who calls that 'phi'?), récupéré par l'inénarrable F'K'K', (du grec Εφε ΚαΚα), et déjà soutien de mon Pote Jojo, Bénêt hexadécimal, " [25]
  Cas de "Bouc-Misère", qui découvrit l'eau tiède, le "mimétisme", synonyme dans le monde "hard" de l'analogie, (la recette du "Miracle Grec").
        Je compense en remettant le "Wittgenstein 2006" au duo-dollarophage academifrancisé, dont le pensum fut de célébrer une espèce disparue, le prêcheur de Notre-Dame, (incluant Bossuet, Bourdaloue, Dupanloup;;;) avec droit à fauteuil chez les grenouilles,

sans avoir JAMAIS lu, vu, entendu le Carré disparu.. .

G. Lelarge, "philoManager",
Ingénieur informaticien, (Poly of Enfield, National Computing Center, 1970-1973),
inscrit expert au Bureau international du travail, (1971 à retraite) suite à contribution informatique, (1965), jugée exceptionnelle par spécialistes du Management.  Intervention comme consultant dans 175 entreprises, (50 à 80.000 employés): Philips, IBM WORLD TRADE, SONATRACH, Ministères Algérie, Venezuela..., Mines du Zaïre, etc...


NOTES, (pour les courageux):

1/ "Adrien Baillet, l'auteur de la Vie de Monsieur Descartes..."»  L'Adrien est l'hagiographe mis au service du jeune théosophe, contre ré-écriture de l'aquiquinade, par Bérulle, le cardinal fondateur des oratoriens. Il ne savait que faire devant la montée de l'athéisme à cette époque, (cas de Pascal qui résolut très mal son problème). Tout finit par un pied de nez, la fameuse "méthode". Nous connaissons la purge de Descartes par Malebranche. Donc, choisir le Renatus comme "vocation" philosophique suppose de connaître la définition de la vocation religieuse, "appel de l'évêque"...

2/ «Comment devient-on philosophe? Par hasard, dira l'un. Par l'accident d'une rencontre, dira l'autre... Ce sera l'effet d'un concours de circonstances, d'une erreur d'orientation, d'un vague désir. Ce sera la lecture d'un livre, l'influence d'un professeur, d'un amour, d'une maladie, d'un deuil, d'un impensé. On dirait que la philosophie doit commencer par le contraire d'elle-même et du rationnel - le plus souvent, à y bien regarder, elle ne dit d'ailleurs rien d'autre.

3/ Nous avons travaillé sur mes problèmes du jour, dont le mystère de la "langue", les suites de Hiroshima et Dasch-aux-Schwitz...

4/ L'auteure, (une met-en-psychose de Sartr'Or Resartus, "Le mur, c'est les autres...,
page 111
: indique ses fréquentations:
Hegel, Derrida, Marx, Freud, Nietzsche, Platon, Duras, Lyotard, Foucault...) tous aident à comprendre sa divagatio-sophie:
Page 118:
". Pourquoi les murs se nient-ils ? Hegel dit : parce qu'ils ne sont pas des supports, c'est-à-dire parce qu'ils ne sont pas des sujets. « Il faut certes des murs pour former une enceinte, déclarait-il. Mais les murs peuvent se dresser là de manière autonome [...] sans opérer une clôture complètement fermée, laquelle requiert essentiellement une couverture supérieure et pas seulement une enceinte des espaces latéraux. ...On objectera qu'il y a bien des murs porteurs, que les murs peuvent évidemment aussi servir de support. Oui, dit Hegel, mais précisément, à partir du moment où le mur supporte. il n'est plus un mur, mais une colonne.... Dès qu'il porte, le mur entre en relation avec d'autres murs, il organise un espace, il devient compréhensif : dès lors, il n'est plus tout à fait un mur. La colonne est l'esprit du mur...

5/ Pas de "in middle stat virtus" avec les Julie-Sophistes. Page 130: "Entre dialectique et déconstruction, quoi ? Désert ? Prison ? Schizophrénie ? Claustrophobie ? La plupart des philosophes de mon âge ont tranché la question et ont refusé de s'engager dans ce dédale soit en cessant de lire Hegel,  soit en ne commençant même pas à lire Derrida, l'assimilant à on ne sait quelle passion de l'impasse.  Moi, hélas ou heureusement pour moi, je suis restée là, entre les deux, et il est bien clair que je n'en sortirai jamais.


 6/   Je suis surtout inquiet pour les étudiants: "Le tentaculaire, telle est donc bien, en sa manifestation schizoïde, l'altérité du philosophe....L'horreur des tentacules, c'est-à-dire des autres, de ces murs vivants que sont les non-philosophes, est la condition de la philosophie. C'est cette horreur que l'on communique très tôt aux étudiants. L'apprentissage de la fameuse dissertation, au fond, ne sert qu'à cela. Ce brodequin orthopédique n'a d'autre fonction..."


.6/ Une modestie à propager comme le SIDA: "Je ne suis jamais devenu philosophe,... Je n'ai pas de peine à mesurer mes déficiences, si ce n'est de me soupçonner d'imposture..."



8/ Améliore la version Gis-Car-Déclin, (academifrancisé pour introduction des 3 religions,  des "indigènes dans la Rat-Publique...): "nous avons perdu nos certitudes";
       
Page 73: (Est-ce que ces philosophes acceptent son "rattachement!) "...des philosophes qui se plaisent au contraire à semer le doute, dont la mission est de supprimer les fausses certitudes,... Montaigne, ... Hume. ... Nietzsche... Wittgenstein qui, après avoir dénoncé les fonctions de vérité dans son Tractatus logico-philosophicus, a passé tout le reste de sa vie à entretenir le doute le plus cuisant sur le fonctionnement du langage et les vérités qui pourraient se dégager à travers lui. Ces philosophes auxquels je me rattacherais sont des philosophes dont la fonction est de troubler la crédibilité, la certitude, de priver l'homme de ce qui est généralement nécessaire pour vivre et enseigne à affronter la réalité, non seulement de la vie mais aussi la réalité de la pensée."
        page 77: "La disparition des repères ou leur mise en doute provoquent un désarroi quasi existentiel. Je pense que la mode actuelle des cafés de philosophie, et choses de ce genre, repose un petit peu sur ce désarroi. S'il n'y a plus de vérité marxiste ni de vérité chrétienne, où donc est le vrai ? Alors, on va chercher ça au café. On peut aussi s'adresser au médecin. Dites-nous ce qu'il faut croire et faire, ce qu'il ne faut ni croire ni faire. On assiste aujourd'hui à une espèce de perte généralisée des repères qui me paraît avoir été principalement provoquée par la chute des idéologies marxistes en même temps que par un essoufflement de la foi chrétienne."
        Page 77: ";.. Bergson pour lequel le philosophe est l'homme d'une unique intuition qu'il approfondit sans cesse.. (très mauvaise fréquentations, lire l'histoire de la philo, par Châtelet!)
        Page 82: "Cela dit, dans l'ensemble, la question qui m'est posée le plus souvent est: à quoi pourrait servir votre pensée?.... Rien à espérer pour les progrès et le soulagement des maux qui endeuillent la terre. Or on a tendance à jauger l'importance de la philosophie (surtout en France depuis le XVIIIème siècle) à l'aune des résultats concrets qu'elle autorise..." 

8/ J'apprécie Isabelle Stengers, page 45: "De mon choix de devenir non pas philosophe mais diplômée de philosophie,... Celui d'une vraie scientifique mobilisée et qui choisit la désertion.", (je pense que chaque philosophe devrait admettre qu'il n'est que certifié en philo).

9/ Page 42: "Je suis belge... mon premier cours de philosophie,... je me souviens du premier mot dont je n'ai pas compris le sens, c'était « épistémologie ». Assez ironique puisque, venant de chimie, ce mot disait ce qu'était mon avenir prévisible, la philosophie des savoirs scientifiques..."

 10/ Distinction soulignée par Isa-Belge, page 66: "Pour Whitehead... il s'agit de comprendre, au sens fort de « prendre ensemble », tout ce qui existe, non de trier, de purifier, de réduire.

11/  Pour faire plaisir à papa et maman. Dans certaines "familles", on trouve un véritable catéchisme du "cul-cul-poussette": "Combien de questions tu as posées aujourd'hui? Vois comme ton père travaille pour que tu étudies..."

12/ Page 42: "Ils sont nombreux, en philosophie, les réfugiés, ceux qui font de la philosophie de la physique, de la biologie, de la psychologie, du droit, de la politique, que sais-je... Seuls les départements de mathématiques acceptent parfois de garder en leur sein... ceux qui s'interrogent sur les fondements des mathématiques, son histoire,..."

13/ Ce qui lui permettra de préciser des passages obscures, excellents s'ils contiennent ce que j'y trouve:
        Page 47: "... j'ai appris en retournant chez les scientifiques ce que cela signifie, une philosophe qui tente d'apprendre son métier en contact non avec des philosophes mais avec des scientifiques.... devenir philosophe allait signifier le devenir sans penser la philosophie..."  
        Page 51: "...
Car on n'apprend jamais à devenir philosophe en général, on l'apprend en même temps que l'on apprend de qui on se fera le relais, alors même que un mode ou sur un autre, on créera...", (définition très tour d'ivoire de la philosophie).    
        Page 62: "
C'est pourquoi il faut entendre construction au sens fort, au sens où l'on construit une réponse à un problème qui engage celui ou celle qui pose le problème, non à un problème anonyme, dont on supposerait qu'il est posé à tout humain en tant qu'humain. Et c'est alors que spéculatif peut prendre un sens positif. Il s'agit d'apprendre à déterminer ce que requiert la solution du problème, dans quel type d'espace conceptuel et pratique il doit être plongé pour recevoir son plein déploiement, pour que sa solution soit à la hauteur de ce qu'il exige, et ne soit pas le reflet de ce que, a priori, nous définissons comme plausible.

14/  Je retrouve ma préoccupation majeure: sauver ces "hautistes", petits Einsteins démolis par notre "dressage".

15/ Page 56: "... je me mêle d'écrire à propos de la physique, de la biologie, de l'hypnose, même de la psychanalyse, ... des sorcières néopaïennes en passant par la philosophie apparemment la plus ésotérique, celle de ce monstre spéculatif que fut Alfred North Whitehead."

16/ C'est ainsi que j'interprète la page 66: "Whitehead : " La seule aide qu'un vrai philosophe peut apporter à tous est de remettre une méthode de tri, la logique qu'il a déduit de ses expériences...", (surtout en cette époque où l'appellation "philosophie" est le terme le plus bâtard du vocabulaire, j'y ai mis un peu d'ordre en évacuant les prêcheurs!)

17/ "... lorsque, comme cela a été le cas aux ÉtatsUnis ou en Angleterre, des philosophes prennent pour modèle un savoir disciplinaire cumulatif, objet de communication et de discussion, afin d'échapper à l'obscurité des quêtes..., ils tuent la philosophie... (Moi, je pense que chaque philosophe doit repenser tous les progrès précédents...)

18/ Page 43: "... dans La logique du vivant, François Jacob écrivait qu'aujourd'hui, on n'interroge plus la vie, mais des vivants... celui ou celle qui voudrait poser la question de la vie pourrait le faire certes, mais en philosophie; Il aurait à quitter le territoire d'une biologie enfin scientifique.
        Pas d'accord mais j'ai promené "La logique du vivant" jusqu'au Nigeria en expliquant qu'il contenait plus d'esprit de management que tous les bouquins d'experts-comptables...

19/ Je tiens cette méthode comme capitale mais j'ai essayé de recouper comme en examinant les apports réels ou possibles aux management des entreprises. Analyse pas entièrement farfelue puisqu'elles sont le haut-lieux et le concentré de problèmes très divers. A un moment, j'ajoutai le nombre de langues parlées, (important depuis que Wittgenstein et Saussure ont montré le blocage mental par le langage...)

20/ Page 44: Je comprends mal "...mon choix de passer à la philosophie (m'imposait de) partir. ... au sens de la science dite normale décrite par Thomas Kuhn dans la Structure des révolutions scientifiques, et peut-être aussi au sens de la « philosophie du non » de Gaston Bachelard. En revanche, ce qui était contestable, ce à quoi j'ai appris à résister, était la thèse selon laquelle la manière de transmettre et de pratiquer une science qui avait pour conséquence que je doive la quitter...", ( il me semble que la distinction 'découverte du problème" puis "découverte de la solution" pourraient résoudre ce dilemme).

21/ Détecter un problème, (les conséquences de la CuniCuliculture ou l'importation de gentils "indigènes" pour remplacer les vilains "aborigènes") n'est pas différent de remarquer l'importance d'une lueur, (Branly) ou d'une poussière, (Fleming).

22/ Le deux premières furent créées par les "déconstructeurs" des vrais Grecs, Platon et l'Aristoto. En peinture, nous avons le même résultat. Vinci y échappa mais sent déjà l'académisme et la maniérisme...

23/ Diacre anglican qui refusait la Trinité! un infini coupé en deux donnent deux infinis, à ma gauche et à ma droite. Mais une troisième coupure, c'est du fini! Newton pose un problème: avons-nous différentes logiques, comme Gartner l'a prétendu pour les "intelligences" ?

24/ Nancy, ("rédactionniste à quatre mains", avec notre ministrosophe),
      Rancière
Parle trop de Platon. Parfois semble le prof qui déclara:
:

 "La philo ne sert pas à passer un examen d'embauche..." (je suis la preuve du contraire!)

"...la philosophie est une offre qui se présente à nous, un monde existant sous forme de textes, d'institutions, de profession. Nous la rencontrons... comme discipline de classe terminale, programme d'examen et carrière professorale... Disons-le autrement, et un peu brutalement: la philosophie n'est pas la réponse à un besoin de philosophie qui serait porté par les problèmes d'une existence... La philosophie n'aide à vivre que ceux qui commencent par s'y aider eux-mêmes. Elle se présente et se fait désirer d'abord comme un luxe, comme la promesse de luxe portée par l'éclat d'un nom, (toute ma vie, de philo-manager), démontre le contraire."


25/  Spécialité inconnue avant notre époque, variante de la "recueilleuse de propos" pour sportif ou politicard. C'est toujours un duologue..